Make ou Zapier : quel outil d'automatisation choisir en 2026 ?
Deux leaders de l'automatisation sans code, deux philosophies. Prise en main, offre gratuite, facturation, logique avancée : le comparatif pour choisir selon vos automatisations, pas selon la réputation.
Make
Automatisation visuelle sur canevas, facturée au créditZapier
Automatisation linéaire, le plus grand catalogue d'applicationsLiens vers les sites officiels, non affiliés.
Le verdict rapide
Notre avis, avant tout lien commercialMake pour construire des automatisations à plusieurs étapes et à branches sans payer tout de suite, Zapier pour relier vite deux outils, y compris des applications peu répandues.
Choisissez Make si…
- vos automatisations comptent plusieurs étapes ou des conditions ;
- vous voulez tester sérieusement avant de payer ;
- vous voulez voir le parcours des données pour déboguer facilement.
Choisissez Zapier si…
- vous voulez une automatisation qui tourne ce soir ;
- un de vos outils n'est intégré qu'avec Zapier ;
- vos besoins se limitent à « quand ceci arrive, fais cela ».
01Le tableau comparatif
| Critère | Notre choixMake | Le plus simpleZapier |
|---|---|---|
| Logique de construction | Canevas visuel libre | Liste d'étapes linéaire |
| Unité de facturation | Crédit (par action) | Tâche (par action réussie) |
| Offre gratuite | Quota de crédits mensuel | Zaps à 2 étapes |
| Applications annoncées | 3 000+ | 9 000+ |
| Connexion à toute API | Module HTTP | Webhooks (offre payante) |
| Gestion des erreurs | Modules dédiés | Relance automatique (offre payante) |
| Interface | Plus technique | Très guidée, en anglais |
| Offre | Voir Make (site officiel, nouvel onglet) | Voir Zapier (site officiel, nouvel onglet) |
02Fonctionnalités
03Avantages et limites
Make
On aime
- Scénarios à branches dès l'offre gratuite
- Canevas qui montre le parcours des données
- Modules de gestion des erreurs
- Module HTTP pour toute API
On aime moins
- Courbe d'apprentissage réelle
- Consommation de crédits à surveiller
- Moins d'intégrations que Zapier
Zapier
On aime
- Prise en main en quelques minutes
- Le plus grand catalogue d'applications
- Tables, formulaires et agents inclus
On aime moins
- Offre gratuite limitée à 2 étapes
- Filtres et chemins réservés aux offres payantes
- Coût qui grimpe vite avec le volume
04Pour qui ?
Zapier
Une automatisation simple, en place en dix minutes.
Make
Plusieurs étapes, des conditions, et un schéma lisible quand il faut corriger.
Make
Le module HTTP et la manipulation des données évitent de coder un script.
Zapier
C'est souvent la seule plateforme où l'intégration existe.
05Analyse détaillée
Deux philosophies
Make et Zapier font la même chose : relier vos applications pour que l'une déclenche des actions dans les autres. Mais ils ne pensent pas l'automatisation de la même façon.
Zapier pense en liste. Un déclencheur, puis une action, puis une autre. C'est limpide, presque impossible à rater, et c'est pour cela qu'il est devenu la référence.
Make pense en schéma. Chaque application est une bulle sur un canevas, reliée aux autres par des liens que vous pouvez faire bifurquer, boucler ou filtrer. C'est plus exigeant au départ, mais c'est beaucoup plus lisible quand une automatisation dépasse cinq étapes.
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Prise en main
Zapier gagne sans discussion. Son assistant guide chaque étape : choisir l'application, l'événement, le compte, puis tester. En une soirée, un graphiste ou un rédacteur sans aucune notion technique a une première automatisation qui tourne.
Make demande quelques heures de plus. Il faut comprendre ce qu'est un module, comment les données passent de l'un à l'autre, et comment manipuler les listes. En contrepartie, le canevas montre exactement ce qui s'est passé à chaque exécution, bulle par bulle. Le jour où un scénario échoue, vous savez où regarder.
L'offre gratuite
C'est l'écart le plus net entre les deux.
L'offre gratuite de Zapier se limite aux Zaps à deux étapes, un déclencheur et une action, vérifiés toutes les 15 minutes. Les filtres, les chemins conditionnels, le Formatter et les webhooks sont réservés aux formules payantes. Elle suffit pour tester, rarement pour travailler.
L'offre gratuite de Make fonctionne avec un quota mensuel de crédits et un nombre limité de scénarios actifs, mais elle permet de construire de vrais scénarios à plusieurs étapes, avec routeurs et filtres. Pour un indépendant qui automatise quelques tâches peu fréquentes, elle peut suffire durablement.
La facturation
Les deux facturent à l'action, avec des nuances :
- Zapier compte des tâches : chaque action réussie en consomme une (certaines davantage). Les déclencheurs, les actions échouées et les outils intégrés comme les filtres ne comptent pas.
- Make compte des crédits : la plupart des modules en consomment un par exécution, certaines fonctions d'IA davantage. Les routeurs et les modules de gestion des erreurs n'en consomment pas.
Le piège est le même dans les deux cas : une automatisation qui vérifie souvent une source ou qui traite une longue liste consomme vite. Avant de choisir une formule, prenez votre automatisation la plus fréquente, comptez ses actions, multipliez par le nombre d'exécutions mensuelles, et comparez sur les pages tarifs officielles de Make (nouvel onglet) et de Zapier (nouvel onglet).
Logique avancée et gestion des erreurs
Make est nettement plus outillé. Ses routeurs envoient les données dans plusieurs branches, ses itérateurs et agrégateurs traitent des listes, et ses modules d'erreur permettent de décider quoi faire quand une étape échoue : réessayer, ignorer, annuler les étapes précédentes. Un module HTTP permet aussi d'appeler n'importe quelle API, même sans intégration officielle.
Zapier propose des chemins conditionnels, des filtres, du code JavaScript ou Python et une relance automatique des étapes en erreur, mais sur les formules payantes. Pour des besoins courants, c'est suffisant. Pour un parcours client complet avec plusieurs cas de figure, Make est plus confortable.
Le catalogue d'applications
Ici, Zapier reprend l'avantage. Il annonce plus de 9 000 applications, contre plus de 3 000 pour Make. Pour les grands outils, Google Workspace, Notion, Slack, Stripe ou les CRM courants, les deux sont équivalents. La différence se joue sur les logiciels de niche : un outil métier français, une plateforme de réservation spécialisée. Vérifiez vos outils un par un, et regardez les déclencheurs et actions proposés, pas seulement la présence du logo.
IA et agents
Les deux plateformes ont pris le virage de l'IA. Make et Zapier proposent des agents capables d'agir dans vos applications et un serveur MCP pour piloter vos automatisations depuis un assistant comme Claude ou ChatGPT. Zapier inclut ses agents et chatbots dès l'offre gratuite, avec un quota d'activités distinct des tâches. Make facture certaines actions d'IA en plusieurs crédits. Pour un indépendant, ces fonctions restent un bonus : l'essentiel du temps gagné vient encore des automatisations classiques.
Notre conclusion
Si vous voulez simplement relier deux outils et ne plus y penser, Zapier est le plus rapide, surtout si l'un d'eux est une application peu répandue. Dès que vos automatisations comptent plusieurs étapes, des conditions, ou que vous voulez travailler sérieusement sans payer tout de suite, Make est le meilleur choix. C'est celui que nous recommandons à la plupart des indépendants.
